*Tel que vu sur Agatha Boutique pour bébé
Ah… l’accouchement. C’est un sujet qui me fascine et me passionne depuis la naissance de ma première fille, après avoir été suivi par des sages-femmes.
J’ai envie de parler des questions que je me pose pour cette deuxième grossesse, du pouls des femmes autour de moi (et ce, toutes générations confondues), de la culture médicale reliée à NOS accouchements…
Avant tout, je pense qu’il est important de faire un petit retour en arrière. Il n’y a pas si longtemps, rappelons-nous que les pères n’étaient pas acceptés en salle d’accouchement, que les médecins ce sont appropriés les naissances de nos bébés et leurs ont donnés des stades, des chiffres, des pourcentages. Qu’avant, les femmes se faisaient endormir lorsque le moment était venu de pousser leurs bébés, que les épisiotomies étaient faites pratiquement d’emblée, que les bébés étaient souvent séparés de leurs mamans par protocole durant le premier 24 heures, que les femmes devaient être bien rasées avant de mettre au monde leurs enfants…
Ouf, Dieu merci, on a cheminé!
Il reste toutefois une crainte palpable, dans la population. Comme si, collectivement, on avait remis cet évènement dans les mains des hôpitaux.
C’est ce que je ressens et que j’ai ressenti lors de ma première grossesse. C’est la même chose pour la deuxième. Accoucher avec des sages-femmes ? Tu ne pourras pas avoir de péridurale? Et s’il y a un problème avec le bébé? Accoucher à la MAISON? Es-tu folle? Et si tu avais trop mal? Et si… et si….et si…
C’est vrai, accoucher, ça fait peur.
Ça fait peur parce qu’on s’en va à la rencontre de soi-même, dans le plus profond de notre corps et de notre âme. Parce qu’on doit s’y préparer, comme on se prépare pour un marathon. Parce qu’on veut faire ce voyage avec notre bébé qui travaille fort lui aussi, pour faire son chemin entre deux mondes. Parce que ça prend du courage pour s’ouvrir grand, tellement grand, pour laisser glisser notre bébé hors de nous. Parce qu’on doit se laisser aller, complètement et totalement.
Ça fait peur parce qu’on ne sera plus jamais la même, après. Parce que notre accouchement est un rite de passage, une transition vers un monde nouveau, avec une nouvelle vie qui dépend de nous. Ça fait peur parce que c’est grandiose, c’est magique, c’est transcendant.
Qui nous a enlevé notre pouvoir, la confiance qu’on a en nos capacités de mettre au monde nos enfants?
C’est un moment qui nous appartient. Qui fera de nous une femme nouvelle.
Ne laissons pas les autres définir comment ça devrait se passer, à coup de dilatation du col selon un ordre défini, d’arrêt de progrès ou de toute autre mesure déterminer par les hôpitaux qui nous accueille.
Oui, accoucher, ça peut faire peur. Mais ça ne devrait jamais être parce qu’on nous a dit que c’était dangereux, que c’était risqué, que c’était plus sécuritaire à l’hôpital* (les études démontrent que l’accouchement à domicile l’est tout autant, voir un peu plus)
Notre corps a préparé un cocktail d’hormones parfaitement orchestrées qui nous accompagneront tout au long de cette naissance. Informons-nous. Soyons maîtres de nos corps et de nos accouchements.
Parce que oui, accoucher ça fait peur, mais ce n’est pas en mettant cet évènement dans les mains des autres qu’on va s’en sortir plus fortes et qu’on reprendra notre pouvoir. On a la chance d’être des femmes: on fait naître des bébés! PERSONNE ne peut nous enlever cette magie.
Rappelons-nous, nous avons créé de notre propre chair ce petit humain. Dans nos ventres, dans nos utérus. Nos utérus ont créé eux-mêmes le placenta qui nourrit notre enfant de l’intérieur, qui s’assure qu’il a suffisamment d’oxygène et de sang. Tout ça, c’est la puissance et le grand mystère du corps de la femme!
Nous avons tout en nous pour faire naître nos bébés. Faisons-nous confiance!
Je nous souhaite plein de belles et douces rencontres xxxx
*Je parle ici de grossesse normale et d’une maman et un bébé en santé.


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