Ah! Le sommeil… le nerf de la guerre de la maternité, comme je le dis souvent!
J’ai toujours dit, avant d’avoir des enfants, que j’allais être très proximal, que j’allais dormir avec mes bébés et allaité longtemps… Je savais, en dedans de moi, que je voulais être proche de mes bébés et répondant rapidement a leur besoin de proximité (et du mien!)
Je ne clame pas haut et fort que c’est la seule façon d’être mère ou la bonne façon de faire, bien au contraire. Ce que je prône, c’est de s’écouter. SOIS. C’est nous, les mères, qui savent précisément ce qu’il y a de mieux pour nos bébés et pour nous-mêmes.
C’est justement le sujet de cet article. Durant la première année de vie de Laurane, je me suis fait influencer par différentes personnes, autant par des professionnels (le pédiatre qui dit qu’elle ne doit plus boire la nuit à 4 mois…) que par monsieur et madame tout le monde. Dormir avec ma fille, vraiment ? J’allais lui donner des mauvaises habitudes , la gâter .. et mon chum, dans tout ça? Notre intimité? Ah… j’en ai entendu de toutes les couleurs!
J’ai commencé à douter de moi. Pourtant, ça allait bien, avec Laurane. Je trouvais que de dormir avec elle était beaucoup plus simple pour nous deux. Elle se réveillait souvent la nuit, comme la plupart des bébés. On me répétait que ce n’était pas normal… j’ai donc commencé à me poser trop de questions. À essayer de trouver des façons qu’elles dorment mes nuits à moi. J’avais l’impression de me battre contre sa nature, au fond. Quelque chose en moi me dérangeait et sonnait faux. Évidemment, je n’ai jamais laissé pleurer ma fille ni laissé seule dans sa chambre en pleine nuit lorsqu’elle me réclame. Je parle plutôt d’un discours intérieur rempli de questionnement et d’insécurité.
Puis, est venue une sorte de lâcher-prise et d’acceptation. Ma fille, elle est comme ça. Elle se réveille souvent la nuit, avec ou sans moi dans son lit.
Tout est devenu beaucoup plus doux une fois que j’ai traversé ce stade. J’ai appris à vivre avec la fatigue, à arrêter de me battre contre. C’est sûr que c’est difficile, d’être fatigué… surtout durant une longue période de temps. Mais c’est comme ça, ça va passer. Je sais que tout ira bien.
Du haut de ses presque deux ans, ma fille commence a faire des nuits de grandes. On l’accompagne au sommeil parce que ça correspond à nos valeurs et on est bien avec ça. Si elle nous réclame la nuit, on reste avec elle jusqu’à ce qu’elle se rendorme et on retourne dans notre lit par la suite. À deux ans, l’attachement est mieux établi et la confiance aussi. Elle sait qu’on peut être ailleurs même si elle ne nous voit pas, ce qu’elle n’avait pas acquis durant la première année de sa vie (et qui est tout à fait normal!)
Avec Maïa, ma deuxième fille, je ne me mets plus cette pression inutile. Elle dort dans notre lit, avec nous. Probablement jusqu’à environ 6 mois. Par la suite, elle ira dans sa chambre, comme sa sœur au même âge. J’irais la rejoindre quand elle se réveillera durant la nuit.
Je dors avec mes bébés et j’aime ça. Peu importe ce que les gens diront et penseront autour de moi, c’est ce qui fonctionne avec mon coeur et mes valeurs. C’est aussi la façon qui me permet d’accumuler le plus grand nombre d’heures de sommeil et ça, c’est le plus important!
Et toi, tes nuits ressemblent à quoi?


Laisser un commentaire